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Stratégie financière internationale de l?entreprise Version imprimable Suggérer par mail

Christian Rivet de Sabatier (24 h)

L’identification des risques portés par le bilan de l’entreprise permet de déterminer les axes de la politique financière et le périmètre des actifs qui peuvent être conservés au bilan ou cédés. Pour procéder à ces évaluations, il est nécessaire de connaître les nouvelles normes comptables (IFRS) et leur impact sur les méthodes de consolidation. La décision financière d’investir ou de désinvestir est prise en fonction de la rentabilité comparée de l’actif local où étranger avec la rentabilité exigée par l’actionnaire ou coût du capital. Le processus de cession nécessite l’utilisation de méthodes de valorisation des entreprises cotées ou non cotées. La responsabilité des managers en matière de communication financière impose sur ces opérations d’investissement (désinvestissement) une communication sincère et honnête. En France cette communication est définie par la loi sur la nouvelle réglementation économique et aux USA par la loi SARBANES – OXLEY qui a été votée après le scandale Enron.

Pour les investissements la sélection des projets est réalisé par le calcul de la VAN et le taux d’actualisation retenu est le coût du capital plus une prime. En cas d’investissement à l’étranger l’entreprise évalue la prime de risque qu’il faut ajouter au taux d’actualisation domestique.

Les méthodes d’évaluation du risque politique reposent sur des modèles macroéconomiques et sur des éléments de marché. Le modèle de la Banque Mondiale permet de croiser une étude fondamentale avec des éléments de marché et a été retenu par la plus part des banques internationales. Les montages déconsolidants permettent d’isoler des projets dans les phase de démarrage qui sont souvent négatives en exploitation ; ces montages sont aujourd’hui très encadrés par les normes de consolidation, par la NRE et la loi Sarbanes – Oxley.

Le transfert d’actif au marché reste cependant un excellent levier pour la gestion du bilan de l’entreprise. Les montages de LBO s’inscrivent dans la même logique transférer des département ou des filiales de grands groupe au marché.
Pour lister des actifs au marché le débiteur doit obtenir une note délivrée par une agence de rating et peuvent ainsi émettre des obligations des titres hybrides ou des papiers à court terme billets de trésorerie et EMTN.